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Les Ponts

Le vieux pont – gravure de la fin du 19ème siècle (collection particulière)

La commune de Francheville étant traversée par plusieurs rivières et ruisseaux (l’Yzeron, le Charbonnière, le Merderet, le ruisseau de Chêne), on y dénombre plus de vingt ponts (piétonniers, routiers ou ferroviaires), et de nombreux gués et passerelles.

 Les plus intéressants d’un point de vue patrimonial sont :

Le vieux Pont
Le Vieux Pont sur l’Yzeron

-le « Vieux Pont » traverse l’Yzeron à Francheville-le-Bas et date du XVI ième siècle.

Ses parapets n’étant plus aux normes de sécurité, ils ont été surélevés en Juin 2008 d’après les plans d’un architecte des monuments historiques.

Le Pont Neuf au premier plan d'une perspective de 3 ponts (2008-03-05)
Le Pont Neuf au premier plan d’une perspective de 3 ponts (2008-03-05)

-Le « Pont Neuf » construit à coté du « Vieux Pont », dans le cadre d’un projet initial d’élargissement de la voie reliant Francheville Le Bas et Francheville Le Haut, qui passait alors par le vieux pont et la montée de la garde (très pentue). La municipalité d’alors voulant faciliter la liaison de ces deux quartiers, a refusé ce projet d’élargissement et a demandé un accès plus facile à Francheville-le-Haut, ce qui a nécessité la construction du Pont Neuf. Ces travaux ont nécessité la démolition partielle du Vieux Château, bien visible dans les vues aériennes.

Construction du pont neuf (1882)
Construction du pont neuf (1882)

Le procès verbal d’adjudication des travaux date du 29 décembre 1881.

C’est le 24 mai 1886 que seront inaugurés la nouvelle route (CD 75) et le Pont Neuf qui relient les deux villages

 – Le gué et la passerelle de la ruette Mulet se trouvent également à Francheville-le-Bas ; ils traversent l’Yzeron et ont été plusieurs fois modifiés. Ci-après quatre étapes connues à ce jour:

 

gué et passerelle Mulet (gravure Drevret)-(1892)
gué et passerelle Mulet (gravure Drevret)-(1892)

gué et passerelle Mulet (ca 1900)
gué et passerelle Mulet (ca 1900)

gué et passerelle Mulet (1909)
gué et passerelle Mulet (1909)

gué et passerelle Mulet accès routier interdit (2011-11-18)
gué et passerelle Mulet accès routier interdit (2011-11-18)

 

 

BLANCHISSEURS

Platte, lavandières et Pont neuf

Le Progrès illustré n°170 – 18 mars 1894

Après 1830, à Francheville comme dans les autres communes périphériques de l’Ouest lyonnais, le parcellaire, de petite surface, faisait surtout vivre un monde d’exploitants agricoles encore important : propriétaires cultivateurs, fermiers: 42,3 % en 1836, 45,5 % en 1866 mais seulement 24,2 % en 1896 (mémoire de D. Lalle : Francheville (1796-1976), Mémoire de Maîtrise en Histoire, Université Lyon 2, 1978).

Pour augmenter les revenus, d’autres activités complémentaires se développent, telles le lavage du linge, qui devint la principale activité économique de Francheville jusqu’au début du 20ème siècle. L’opportunité de ces blanchisseries artisanales provenait du fait que l’eau de l’Yzeron et du ruisseau de Charbonnières était utilisable plusieurs mois de l’année. Cette activité au bord des ruisseaux commença à décliner dans les années 1900, au profit des nombreux puits de la commune, pour la plupart alimentés par la nappe phréatique et quelques « boutasses » (bassins creusés dans le sol, souvent sans margelle, de 50 à 80 cm d’eau, et de faible surface 4 à 6 m2 ).

12-03-maquette plate Double IMGP1133

Maquette d’une platte (famille Double)

Dans son mémoire, Dominique Lalle note que l’activité de blanchisseurs et de repasseurs faisait vivre :

En 1836, 21 femmes et 18 hommes soit 39 personnes (plus 32 repasseuses) sur 1237 habitants.

En 1866, 44 femmes et 27 hommes soit 71 personnes sur 1707 habitants.

En 1896, 171 femmes, 88 hommes soit 259 personnes (plus 100 repasseuses) sur 1851 habitants.

Souvenir (1990) d’une repasseuse née à la fin du 19ème siècle 

« A 7h en été et 8h en hiver les lavandières arrivaient avec, sous le bras leur «  banc », planche cintrée à une extrémité pour épouser le ventre et à l’autre bout 2 petits pieds que l’on calait sur les bords des «  bagnons » ( grands baquets de bois cerclés de fer, œuvre de François Lami, tonnelier au Vieux Pont, au bord de l’Yzeron ) ou des bassins. Sous l’autre bras elles coinçaient un paillasson fait de paille rassemblées dans un sac de toile de jute, et dans la main un panier avec une brosse de chiendent… et le « batillon », battoir à linge rectangulaire.

12-03-Blanchisseurs-Les lavoirs de l'YzeronQuelque temps avant l’arrivée des lavandières, de l’eau avait été mise à chauffer dans une chaudière maçonnée, les bagnons remplis d’eau tiède et les lavandières commençaient à décrasser le linge à la brosse et au savon blanc. Chaque pièce de linge était ensuite trempée rapidement dans un bain de « bleu ». Le bleu, c’était des boules d’indigo et que l’on laissait infuser dans l’eau d’un bagnon . Les blanchisseurs mettait du bleu parce que le blanc devenait encore … plus blanc !

Ensuite le linge était porté dans des corbeilles dans la chaudière et bouillait quelques heures avec des cristaux de soude. Puis le linge était rincé dans 3 bassins en ciment enfoncés au ras du sol. Deux lavandières, toujours les mêmes s’en chargeaient, elles étaient à genoux sur leur paillasson. »

  Le blanchissage du linge : quelques mots de l’expert

Nos grands-parents ne changeaient pas leur linge souvent. Il était donc très sale selon nos « standards » actuels et l’opération de lavage était longue et relativement complexe. Il n’est pas étonnant qu’elle ait été confiée à des « sous-traitants » par les citadins qui manquaient de temps et avaient certains moyens financiers.

La saleté était fortement incrustée, d’où l’utilisation de moyens physiques « brutaux » pour la décoller : battoir, frottement avec ou sans brosse en chiendent sur la planche à laver. Le linge de maison était fait de chanvre, et surtout de lin puis de coton et il pouvait supporter un tel traitement. Il n’en était pas de même pour la laine : ses fibres comportent des écailles qui s’accrochent entre elles et le tissu se feutre.

La graisse est un des composants majeurs de la saleté. D’où l’utilisation de cristaux de soude la rendant soluble par saponification. Ces cristaux remplacèrent la cendre de bois beaucoup moins efficace et seulement en partie soluble dans l’eau. Les molécules de savon sont composées de deux parties, l’une soluble dans les graisses, l’autre soluble dans l’eau. Son utilisation était donc un très gros progrès pour améliorer le nettoyage. Le savon est obtenu par saponification en faisant agir de la soude ou de la potasse caustique sur de la graisse (du suif à l’époque). Les cristaux de soude et le savon, qui pouvait contenir des résidus de soude ou de potasse, abimaient les mains des pauvres lavandières qui les utilisaient à longueur de journée. Voir à ce sujet le célèbre texte de Théophile Gauthier qui fait le portrait d’une « vieille servante ». Certains colorants des tissus devaient aussi résister très mal à ce traitement !… L’utilisation d’eau chaude, voir bouillante (cf. la lessiveuse utilisée dans les foyers) améliorait l’opération, surtout pour certaines taches.

Le linge « blanc » en coton ou lin avait naturellement une couleur légèrement jaunâtre. Pour le rendre « plus blanc » on le trempait dans une solution de colorant bleu. On appelait cette opération « passer au bleu ». Le bleu et le jaune étant complémentaires, le tissu devenait blanc, mais d’un blanc relativement terne. Le lyonnais Jean-Baptiste Guimet inventa en 1828 le célèbre « bleu Guimet » fabriqué à Fleurieu sur Saône et universellement connu. On rend maintenant le linge plus éclatant en utilisant des agents fluorescents appelés « azurants optiques ».

Pas de lavage sans repassage et il ne faudrait pas oublier un dernier ingrédient : l’amidon.

 

POTIERS

Habit de potiers « de terre » : Dessin de Nicolas de Larmessin (fin 17ème)

POTERIE

De la période préhistorique au 13ème siècle

La poterie consiste à fabriquer des pots et autres ustensiles ménagers de première nécessité.

Nous n’en trouvons que peu de traces jusqu’au 13ème siècle. A Francheville le Haut, sur le coté est de l’église St Roch se trouvait l’ancien cimetière où Gabriel Richard découvrit dans les années 1950-1960 un vase cassé en 12 ou 15 morceaux. Elle pourrait être du type dit “Allobroge” IIème-IIIème siècle après Jésus-Christ).

du 13émeau 16ème siècle

C’est au 14ème siècle que les potiers de terre vont être appelés “Tupiniersdans notre région (ce mot existant déjà au 11ème siècle).

Pour la première fois en 1388 apparaît dans un acte le nom de Pierre Ier , potier “ayant un atelier à Francheville”, à nouveau mentionné en 1399 .Nommé Pierre Ier sans patronyme, on peut ainsi l’identifier avec certitude.

A Francheville à la fin du 17ème siècle, on trouve au moins 14 potiers. Il semble que leur implantation ait été le bourg de Francheville-le-Haut ou ses proches abords. La production des potiers devait se composer de vaisselle de terre plus ou moins fine suivant la maîtrise qu’ils pouvaient avoir de leur art.12-02-potiers et tuiliers-Atelier Moyen-âge

Le 18ème  siècle: Le rôle des impôts de 1775 cite des potiers, supérieurs en nombre aux 10 fermiers:

Le 19ème siècle: de 1801 à 1861 on relève 50 potiers

Les potiers de Francheville produisaient une céramique d’usage courant : bols, écuelles, pots et plats divers, …. Il s’agissait d’objets simples, parfois émaillés, écoulés sur Lyon et les environs.

 Tuilerie.

12-02-potiers et tuiliers-Tuilerie Alaï-(16.7.90)

La tuilerie d’Alaï (16 juillet 1990)

Le 19ème siècle connaît une grande expansion économique en France.

Les besoins en tuiles deviennent importants et font naître à Francheville plusieurs tuileries. Beaucoup d’employés de cette nouvelle « industrie », simples « ouvriers passagers », iront de tuilerie en tuilerie. Quelques uns feront souche dans la région. Ainsi la tuilerie Murat, au Pont d’ « Alay » en 1872.

L’histoire des Tuileries de Francheville est indissociable de celle de Tassin : parfois la terre est tirée de carrières sur Francheville et travaillée sur Tassin. Il semblerait que ces tuileries connaissent une apogée dans les années 1860 où l’on dénombre au moins 35 personnes vivant de l’industrie tuilière.

Leurs productions se composaient de tuiles rondes, tuiles mécaniques, briques pleines et creuses, carreaux de formes et de tailles diverses mais peut être aussi de tuyaux de terre, des boisseaux de cheminées et de briques réfractaires. Il semble que l’argile de Francheville -certainement allié à d’autres matériaux – soit une des seules du département à permettre ce genre de production

Après une époque où petits artisans et petits industriels se côtoient, s’amorce le déclin des tuiliers de Francheville et de Tassin. Ce déclin est probablement dû à l’essor de tuileries plus importantes et mécanisées dans de grands centres comme Ste Foy l’Argentière et Givors. Il se peut que l’épuisement et la faiblesse des gisements d’argile ou les mauvaises conditions d’exploitation (éloignement des carrières, impossibilité d’extension), le déferlement des faïences industrielles, à bon marché, jugées plus esthétique et modernes, et peut être le manque de rentabilité aient accéléré leur disparition. En conclusion, alors que la permanence des potiers-tuiliers de Francheville est affirmée à travers les siècles, presque rien ne subsiste des installations sur la commune.

 « Nichoirs traditionnels » en terre cuite

Des nichoirs en terre cuite ont été recensés en divers lieux de Francheville. Il s’agit certainement d’une production locale.

Ces nichoirs étaient fixés, à l’aide de clous et en hauteur sur les façades, les pignons des remises ou sur les murs de clôture.12-02-potiers et tuiliers-Nichoirs6-3 chemin du Felin (8.03.93)

   3 rue du félin – 8 mars 1993

Lorsque les oisillons étaient prêts à s’envoler, on les capturait pour les manger « bardés de lard ou cuits à la cendre dans une pomme de terre évidée… », en passant la main dans l’ouverture semi-circulaire du fond côté mur.

 

LES 3 MOULINS

Les 3 moulins de Francheville

12-01-01-Gd Moulin-Plan CassiniDescendant l’Yzeron au XVème siècle, on trouvait 3 moulins :

Le Moulin Brochail (aujourd’hui Grand Moulin) sur Yzeron, le Moulin de Maître Porte (aujourd’hui Moulin Du Got), et le Moulin de Bames dont il ne reste que quelques rares vestiges et dont on ignore la date de disparition.

 Les 2 premiers moulins figurent sur une des cartes de Cassini du XVIIIème siècle (reproduite ci-dessus). Le troisième, probablement disparu avant l’établissement de ces cartes, n’y figure pas.

Grand Moulin sur Yzeron12-01-01-Gd Moulin-Etang de la Tourette

Etang de la Tourette », Grand Moulin et son Battou, (d’après carte postale)

Les « Riches Heures » de Grand Moulin (quelques dates clés)

1450 (Charles VII) : Des 3 moulins situés sur la paroisse Franca Villa[1] (A.D.R., 10G 1491/5), le moulin appelé BROCHAIL, le plus en amont, et le moulin dit aujourd’hui du Gôt appartenaient au tènement de « VAILLABERT » acheté par Maître PORTE en 1450.

 1890 : François Ville est seul propriétaire du moulin.

1902 : Alexandrine Louise Ville épouse Louis Thevenin originaire de Bresnay dans l’Allier, et connu en garnison au Fort du Bruissin. Ils développent la ferme auberge.

1991 : Louis Thévenin vend la majeure partie du domaine à Messieurs Pardin et Ferry, Entrepreneurs – Promoteurs, pour installation de logements.

1993 : Le 29 Janvier, après annulation du permis de construire délivré par la Mairie de Francheville, la Courly achète le domaine.

1996 : La Courly (Grand Lyon) projette d’y installer un Centre d’Initiation à la nature pour la sauvegarde du site.

1998 : Environnement. Une Clinique des Oiseaux y  a accueilli des oiseaux jusqu’en 2011 , le « déménagement » ayant eu lieu en 2012 à Saint Forgeux, près de Tarare.12-01-01-Gd Moulin

 Grand Moulin après réhabilitation (1ère tranche (2000)

2003 : La deuxième tranche du Projet, réhabilitation des Bâtiments du Moulin à Blé et du Pressoir est votée par la COURLY.

La vie à Grand Moulin au début du XXème siècle

 On ne connaît pas exactement la date d’arrêt du fonctionnement du moulin. On peut raisonnablement penser que c‘est vers 1905, date à laquelle un impôt sur les moulins a conduit à l’arrêt et au démontage de nombreuses installations. Après cette date, les propriétaires occupent les bâtiments à des fins agricoles :

  • cheptel composé de 10 à 15 vaches, 1 paire de bœufs, 1 âne, des cochons, quelques chèvres et une basse-cour     –   grand jardin potager.
  •  culture du blé, du seigle, de l’avoine, du maïs et de la vigne

12-01-01-Gd Moulin- CP47Le Grand Moulin connaissait une grande activité le dimanche après-midi pour les promeneurs qui arrivaient par la compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon, de Lyon à Vaugneray, attirés par la beauté et la qualité du site. C’était aussi le rendez-vous des chasseurs et des pêcheurs qui s’y restauraient. Les produits de la ferme étaient servis aux tables et bancs installés le matin dans la cour. On pouvait se faire servir des omelettes, du saucisson, du fromage blanc et du vin du cru (on a la certitude que 2 pressoirs à vendange ont été utilisés successivement ; quelques vestiges tels que des cerceaux métalliques subsistent encore dans le bâtiment actuel du moulin).

12-01-01-Gd Moulin-la ferme1-CPDe gauche à droite, on distingue le jeu de boules, 3 visiteuses, une dame servant à boire à un client, une fillette, 2 hommes de la ferme

Environ 80 clients se succédaient entre 15h et 17h, 5 à 6 personnes étaient assignées au service, Il n’y avait pas de musique mais on jouait aux boules. Pour pêcher dans l’étang (parfois dit « de la Tourette »), il suffisait d’entretenir de bons rapports avec les propriétaires.

C’est en 1945 seulement que la brouette et l’homme furent remplacés par un âne pour monter chaque jour 2 bidons de lait à la Tourette. Le chemin de Grand Moulin ne fut goudronné que plus tard. Les bœufs étaient souvent mis à contribution pour sortir les voitures embourbées, suivant les usages de convivialité et de solidarité fréquents à cette époque.

 Moulin du Gôt

Le Moulin du Gôt appartenant, comme le Grand Moulin, au tènement « Vaillabert » (aujourd’hui « La Pateliere) a été acheté en 1450 par Maître Porte, bourgeois de Lyon.

12-01-02-moulin du GôtDes traces de son bief d’alimentation (parois en pierre) ont été relevées, près de la retenue d’eau, à 700 m. en amont du moulin. Ce bief aurait pu servir à certaines époques de canal d’irrigation de terrains de culture comme en témoigne la chambre de vannes située en bordure de la route à 200 m. environ du Moulin, là où le bief traversait le chemin du Gôt.

Le moulin en 2004

 Or, l’utilisation de l’eau de la rivière pour l’irrigation était interdite par le « Droit d’eau » concédé au Moulin. La preuve en est donnée par le procès intenté à Maître Porte, propriétaire du Grand Moulin et du Moulin du Gôt, par la veuve du sieur Jean de Basmes « au fait qu’ils privassent d’eau son moulin » situé en aval (moulin de Bames).

A ce jour nous n’avons recueilli que très peu d’informations fiables concernant l’histoire du Moulin du Gôt, de ses occupants et de leur activité, au fil des siècles.

12-01-02-moulin du Gôt-plan parcellaire(avant 1962)Le plan ci-contre précise la géométrie du bâtiment  que nous avons relevée en juillet 2004. L’extrait cadastral  antérieur à 1962, montre clairement les parcelles : « 603, moulin – 604 et 605, maison et jardin du meunier – 606, occupée par le canal (bief) – le passage à gué de la route Francheville/Craponne ».

Ce n’est que fin Septembre 1962 (réunion Conseil Municipal le 28/09/62) que la construction d’un pont sur l’Yzeron fut approuvée (achèvement en Juin 1963). La parcelle 603,  propriété de la S.C.I. Roussille depuis 1968, a abrité pendant quelques années une fabrique de pierres à briquets créée en 1946 et détruite par un incendie.

Le couronnement de la levée se situe à la cote (210,00) le moulin se situant à la cote (205,00). La hauteur de chute d’eau devait être supérieure à 4,00 m.

La création de grandes ouvertures en façade et l’ incendie qui a laissé des traces encore visibles ont certainement modifié l’aspect du bâtiment d’origine.

Le Moulin du Gôt aurait cessé son activité vers 1916. L’un des derniers meuniers, Jules Lecher Piron, fournissait la farine aux boulangers de Francheville le Haut et livrait les sacs de farine, sur son dos et à pied, à la boulangerie de Francheville le Haut.

Moulin de Bames

Des bâtiments de ce moulin, aucun vestige péremptoire ne subsiste et ne permet de préciser leur situation exacte. 12-01-03-moulin de Bames9-Extrait cadastral 2004 annotéNéanmoins, à une centaine de mètres en amont du viaduc du chemin de fer, on remarque quelques pans de murs anciens ainsi que d’anciennes fondations. Ces éléments permettent de penser à une zone habitée sur la rive gauche, celle du moulin.

Du Moulin du Gôt à Chalon

5 du moulin du Gôt à chalon (p142) pf1h30 environ – pas de difficultés (sauf vers la fin du circuit où le chemin est pentu durant quelques mètres)

Départ du Moulin du Gôt (se garer près du pont).

Ce moulin, est le 2èmede Francheville sur l’Yzeron après le Grand moulin. Un acte d’achat par Me Porte témoigne de son existence en 1450.

Prendre le sentier qui longe l’Yzeron rive droite, en empruntant la chicane métallique nouvellement installée (décembre 2013) mais dont l’accès peut être remis en cause, du fait des travaux annoncés pour la barrage. Le pont date de 1962, date à laquelle il compléta la passerelle du Gôt.

Après un parcours en sous bois des plus romantiques (page 137), le ruisseau forme une grande boucle environ 100m avant le viaduc. Vous y verrez les vestiges du moulin de Bames … le 3èmemoulin de Francheville. On devine des murs d’habitation, ainsi que la levée et le canal qui l’alimentaient.

Le grand viaduc sous lequel vous vous trouvez est celui de l’ancienne voie ferrée de la ligne Paray-le-Monial à Givors, remise en service en 2012 pour la ligne Brignais-Tassin-St Paul et arrêtée pendant de nombreux mois depuis le 3 décembre 2013 pour de graves problèmes du matériel roulant.

Après le coude de l’Yzeron, vous trouverez le gué de Chalon, encore utilisé. La petite route qui le traverse pour rejoindre Cachenoix est le chemin de Chalon.

Mais attention : le retour à Francheville le Haut s’effectue dans l’autre sens, rive droite sans traverser la ruisseau à la passerelle de Chalon (avancer de quelques pas pour voir le gué et la passerelle).

Remonter alors le chemin de Chalon, bien entretenu (mais pentu) qui rejoint la rue de la Doulline qui vous amènera rue de l’Eglise.

Ouverte tous les matins, l’église de Francheville le Haut dont les fondements remontent aux Xième/XIIième siècles « mérite le détour » avec ses objets inscrits et classés au patrimoine historique. On y verra entre autres « L’adoration des bergers » remarquable copie d’un tableau de Van Loo dont l’original est à Chartres (page 104 du livre « Francheville, un patrimoine »), le tabernacle de Vidilli, les fonts baptismaux (ibid. page 107) … et le plus ancien « monument » de Francheville, la pierre de Pascasius (datée de 540 ap. J.-C.).

Au sortir de l’église, reprendre à droite la rue de l’église jusqu’au square des Floralies où vous prendrez à droite le chemin des cailloux qui vous ramènera au moulin du Gôt.

Boucle de l’allée des bois autour du Fort du Bruissin

1 Boucle de l'allée des bois p138 pfConstruit entre 1878 et 1881, le fort du Bruissin fait partie de la seconde couronne de forts défendant Lyon contre l’Allemagne.

A son altitude maximale de 310m, il est le point culminant de la commune. Il s’étend sur une superficie de 170ha.

Il est conçu sur le type « Séré de Rivières » du nom du général ayant théorisé son organisation. De plan pentagonal, le fort est ceinturé sur ses 5 côtés par un large fossé. Il disposait de 33 canons dont 6 d’artillerie lourde, et pouvait accueillir une garnison d’environ 300 hommes. Il n’a jamais subi l’épreuve d’une guerre. Il est propriété de la commune depuis 1981, et a fait l’objet d’un importante réhabilitation en 2008.

Après la visite du fort, ne manquez pas de parcourir « la boucle de l’allée du sous-bois » sens nord-sud. Sans difficultés, elle demande 20 minutes environ.

Outre cette agréable promenade en sous-bois, vous aurez quelques aperçus de fossés et des « caponnières », ouvrages de défense des fossés implantés aux articulations des fossés.

Grimper les quelques marches du petit tertre en face de la passerelle pour accéder au panneau d’information et au poteau signalétique « Fort du Bruissin 310m » (marques jaunes). vous êtes au point culminant de la commune. Partir dans la direction indiquée puis vers la droite en arrivant sur le chemin après la chicane. Prendre de nouveau à droite une centaine de mètres plus loin. Le parcours contourne le fort.

A l’angle de la maison, au sud, vous verrez l’une des bornes octogonales délimitant le terrain militaire (détail page 141).

Voir à droite le belvédère de la caponnière fossé est.

Suivre le sentier (2ème caponnière fossé ouest signalée) et peu avant l’arrivée sur la route du Findez prendre à droite en empruntant les chicanes de bois afin de rester sur le sentier, et finir le tour en longeant les fossés.

Le circuit des moulins

4 circuit des moulins (p141) variante2 pf

 
 
 
 

Départ de Grand moulin (poteau signalétique « Grand moulin 230m d’altitude », marques jaunes).

Le grand moulin de l’Yzeron, déjà mentionné avec le moulin du Gôt dans un document de 1450, était alimenté par le barrage de la grande levée. Doté de 2 battoirs pour le chanvre et de 2 meules à blé, il a été en service jusqu’en 1905. Après cessation d’activité, il fût pendant des années ferme-auberge pour le bonheur des Lyonnais qui y venaient en promenade grâce au « Tacot » (ligne OTL Lyon-Vaugneray). On pouvait profiter de la campagne, pêcher, jouer aux boules et déguster les produits de la ferme. Après 1945, le moulin risquait de tomber en ruine. Alertée par la mairie de Francheville, la Communauté urbaine de Lyon en fit l’acquisition en 1993 et entreprit la restauration de ce qui pouvait l’être, en particulier de la ferme. Il abrite à ce jour le CNI, le Centre d’Initiation à la Nature(centre d’accueil des oiseaux sauvages jusqu’en 2011.

Traverser le pont et partir à droite par le chemin du bocage en direction de « La Patelière ». Après avoir débouché sur le chemin de la Patelière (ancien tracé du petit train et actuelle voie rapide LEOL), prendre à droite sur quelques centaines de mètres, et au panneau « la Patelière 250m alt. » s’engager à droite sur le « sentier de l’Yzeron » (fléchage « moulin du Gôt 700m ») .

A l’approche du ruisseau, le sentier comporte quelques marches et rencontre une autre sente que l’on prendra à gauche. Là, 2 possibilités s’offrent à vous.

Soit continuer le chemin qui vous amène sur la route du moulin du Gôt à quelques 300m en contre-haut, soit descendre vers le ruisseau pour finir sur la berge comme vous y êtes invité à droite par le panneau « sentier de l’Yzeron ».

Le moulin du Gôt acheté en 1450 par Me Porte bourgeois de Lyon, a connu bien des orthographes depuis des siècles. Il est alimenté par un bief et une retenue 700m en amont.

 Retour (1ère possibilité) :

Après avoir traversé le pont, retour par la rive droite du ruisseau. Le chemin de l’Yzeron comporte quelques passages un peu escarpés où la vigilance sera de mise (on peut aussi passer par un chemin plus haut qui prend à gauche). Traverser à nouveau à la passerelle du bocage pour rejoindre à gauche l’itinéraire du départ. 

Retour (2ème possibilité) :

Au moulin du Gôt, au lieu de revenir à Gd Moulin par le ruisseau, remonter par la route des cailloux. Quelques 100 à 200m plus loin, emprunter le chemin des noisettes qui vous amène sur la route du Bochu par la route du félin. Un panneau « Le Bochu 256m » vous indique Sorderattes 0,8km, Grd moulin 1,8km. Suivre cette direction par la rue des Chaux à votre droite jusqu’au coude du chemin du Belvédère où vous trouverez sous un grand chêne le panneau « Les Sorderattes 272m ». S’engager sur le chemin du Sorderattes qui rejoint le chemin de Grand moulin légèrement au dessus du parking . 

Pour les curieux (et les courageux): il existait un 3ème moulin, le moulin Jean de Bames.

Situé à un km environ du moulin du Gôt dans le grand coude de l’Yzeron, à une centaine de mètres du viaduc du chemin de fer, on en découvre les vestiges, la retenue et le canal qui l’alimentaient en descendant l’Yzeron par un sentier auquel on accède par une « chicane » métallique (décembre 2013).

LA SALETTE et la famille Brossette

Photo J.-Ph. Restoy – Regards du ciel – 30 janvier 2010

La propriété

Située au nord de Francheville, à l’ouest du chemin des Hermières, en face du chemin des Ifs, cette propriété a subi de nombreuses mutations. Successivement propriété privée, puis cédée aux Pères de la Salette en 1936, elle est devenue récemment un ensemble immobilier privé, « Le Manoir des Hermières ». De 1861 à 2005, cette propriété connut plusieurs propriétaires dont la famille Croizat (1861) et leurs descendants Brossette, Flory et Feuga, descendants d’ Hippolyte Croizat, qui firent construire vers 1885 pour leurs 3 familles. Raymond Feuga, tout jeune architecte, gendre de Julie Croizat (épouse de François Brossette) conçoit les plans de cette maison parfois appelée château Brossette (ci-dessous le 17 octobre 2005). 10-15-Salette01-la propriété (2005-10-17)

Son petit-fils Paul Feuga (+2014), membre de l’Académie des Sciences, Belles lettres et Arts de Lyon nous a confié de nombreux plans établis par son grand-père. La famille Feuga vend la propriété aux pères Salésiens en 1939 via la Société immobilière de l’ouest lyonnais. C’est alors que la propriété prend le nom de « La Salette ».

La Chapelle

Le permis de construire déposé en 1962 concernait une Maison d’étudiants. Il lui a été ajouté un avenant incluant la chapelle, pour une surface construite de 576 m2, qui précisait: « […] un petit clocher calculé pour une cloche de 100 à 300 kg, à sonnerie à mouvement rétrograde …] ».

 10-15-Salette40-Chapelle-(2005-10-17)  10-15-Salette46-chapelle -intérieur nettoyé
 17 octobre 2005

Cet ensemble dont l’aspect rappelait certaines réalisations de le Corbusier a été démoli lors de la réalisation du nouvel ensemble immobilier « Le Manoir des Hermières ».

Le parc 10-15-Salette27-(2005-10-17)

17 octobre 2005

Ce parc, très riche en espèces, comporte plusieurs arbres conservés dans le nouvel ensemble (tilleuls, hêtres, platanes, saules, érables, frênes, cèdres, pins, et bien d’autres encore). Plusieurs d’entre eux sont classés comme arbres remarquables, cèdre bleu de l’atlas, plusieurs platanes, hêtre commun, hêtre pourpre notamment.

Brossette et l’Académie

10-15-Salette78-Brossette et l'académieLes Brossette de la lignée de Francheville descendent de Claude Julien Brossette, seigneur de Varennes Rapetour (1671-1743). Ce Lyonnais, correspondait avec Fontenelle, Boileau, Voltaire, J.-B. Rousseau et Louis Racine (le poète). Louis Racine, le plus jeune des deux fils de Jean Racine, restera toute sa vie hanté par la gloire de son père (il avait, raconte-t-on, sans cesse sous les yeux le vers de Phèdre : « Et moi, fils inconnu d’un si glorieux père »). Claude Brossette jouissait de son vivant d’une grande notoriété au sein de la République des Lettres.  Il avait entretenu avec Boileau (dont il était devenu l’ami et le spécialiste attitré) une correspondance suivie de 1699 à 1710. Avec 6 autres Lyonnais, il créa l’ « Académie des sciences et belles-lettres », au début de l’an 1700. En 1713, d’autres Lyonnais, conduits par Jean-Pierre Christin, créent une académie qui, après diverses évolutions, deviendra la « Société royale des beaux-arts ». En 1758, des lettres patentes royales réunissent les deux académies en une seule « Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon ».

LA FALCONNIERE et la famille Annat

10-06-Falconnière01-plan couleur-(1882) extraitSituée à Francheville-le-Bas, l’entrée se trouve chemin de la Chauderaie. La propriété s’étendait autrefois jusqu’à la Grande rue, jusqu’à Sainte–Foy à l’Est, Tassin au Nord, et à l’avenue du Châter. Morcelée au fil des ans il reste aujourd’hui la maison et les dépendances dans un grand parc bordé par le chemin de la Chauderaie, le chemin des Tours et l’allée du parc de l’Ormoise. Des lotissements ou immeubles remplacent les terrains vendus peu à peu, comme celui de la Falconnière en 1962, entre la propriété actuelle et la Grande rue. « Le parc de la Falconnière » comprend 3 immeubles de 6 et 7 étages. Le lotissement de l’Ormoise est construit à la place du jardin potager. L’ensemble de la propriété a été vendu en 2013 à une société immobilière.

10-06-Falconnière13-vue de la rueAux XVIème-XVIIème siècle il y avait un relais de chasse avec des faucons, ce qui aurait donné son nom à la propriété. Avant 1857, César Catherin Saunier hérite de son père Adrien Saunier.

 10-06-Falconnière21-2ème façade, véranda et orangerie-CP -(1915-05-23) 10-06-Falconnière26-2ème façade, véranda et orangerie-(2009-09-22)
 La maison en 1915  septembre 2009 – en bas ,  l’Orangerie

En 1857 Claude, Marie (épouse de André Félissent), Louis, Blandine (épouse de François de Pallière), et Henriette (épouse Frappa) Saunier héritent de leur père César Catherin.

En 1862, François Mouth leur achète la propriété.

En 1871, Antoine Biétrix, négociant chimiste de Lyon achète la propriété à François Mouth. Les Biétrix, les Annat (Pierre Annat ayant épousé en 1913 Elizabeth Bietrix petite fille d’Antoine), les Favrot (Marguerite Bietrix ayant épousé Jean Favrot en 1922), ont habité la propriété. D’après les registres paroissiaux et les archives de l’Aveyron, plusieurs branches de la famille sont répertoriées (à Estaing par exemple), d’où sont issus entre autre François Annat, jésuite confesseur de Louis XIV de 1654 à 1670 et Antoine Annat, ancêtre des Annat de Francheville, décédé en 1619, propriétaire vigneron à Madailhac. Son descendant Pierre Annat, épouse en 1913 Elisabeth Biétrix (descendante d’Antoine de Miribel) et héritière de la Falconnière. Marguerite Bietrix décède en 1956, Elizabeth Bietrix en 1978. La famille Raymond Galle s’installe à la Falconnière de 1976 à 2013.

 

 

LE COLOMBIER et Antoine Richard

Le Domaine du Colombier (photo Georges Révillon)

Origines

Cette propriété est située à mi-chemin entre l’église Saint-Roch de Francheville le Haut et l’Yzeron,  bien visible quand on traverse le nouveau pont. Elle a appartenu à. Antoine Richard époux de Jeanne de Rodillas, fille de “ noble François, seigneur du Colombier, l’un des cent gentilhommes de la Chambre du Roi ”. Un acte de 1643 mentionnait l’anoblissement d’Antoine Richard, et le transfert à cette famille de cette propriété de la famille Rodillas. Antoine Richard, maître d’hôtel du cardinal de Lyon (Alphonse de Richelieu, frère du ministre de Louis XIII), obtint l’autorisation d’avoir « Château, avec tours, créneaux et colombier ». Le domaine se serait appelé La Rafournière  jusqu’en 1644, nom encore mentionné sur un terrier de 1745. Ce nom a été rapproché des frères Rafourno, propriétaires de terrains à Francheville depuis le début du XIII°siècle. Le nom de « Colombier », élément architectural attesté sur un terrier de 1786, correspondait au XVII°siècle à un privilège réservé à la seule noblesse. Il a été aboli par  l’Assemblée Nationale en 1789.

Vers XIII°-XIV° siècle : famille Rafourno ou Rafournière

Mi-XVI°siècle (au plus tard) jusqu’à 1639 : famille Rodillas10-04-Colombier-(2005-03-04)

Le Colombier et Saint Roch – 25 janvier 2005

A partir de 1639, le domaine devient propriété de la famille Richard et son histoire est dès lors plus documentée. La famille Richard du Colombier va posséder ce domaine jusqu’à la Révolution.

Propriétaires récents du domaine: Dr Jean Laurent, Jean Claude Laurent puis Dominique Allirot. L’ensemble a été  vendu « par appartement » vers 2004 à différents propriétaires.

 Eléments remarquables

Le bâtiment a donné lieu à de nombreuses interprétations. Une mention de 1655, le qualifierait de “ maladrerie ”. Un écusson accueille encore aujourd’hui à l’entrée le visiteur, portant la mention “ HIC HOSPITIUM ALIBI – 1655 ” dont le sens général, en mot à mot, pourrait être –et encore avec beaucoup de réserves- “ ici hospitalité à ceux d’ailleurs ”.

10-04-colombier07-Ecusson d'accueil-(2011-04-01)    L’écusson vu de la montée du Colombier (avril 2011) 

Une fonction de surveillance semi-militaire à l’origine n’est pas à écarter, compte tenu de la vue directe qu’offre une meurtrière en forme de croix, sur la montée depuis l’Yzeron.

 10-04-colombier-Meurtrière extérieure  10-04-colombier-Meurtrière intérieure-(2011-04-01)

Meurtrière vue de la montée du Colombier, et vue de l’intérieur de la cour

Quant au colombier, il a été détruit à la fin du XIX°siècle et reconstruit “ à l’identique ” en 1901 à un autre emplacement.

La source de Pinozant

Attestée sur plusieurs plans anciens, elle était (est) toujours d’usage public. Le premier accès, abandonné depuis le début du 20ème siècle arrivait à la montée de la garde, en traversant ce qui est aujourd’hui le « Domaine du Colombier ». Le second accès, en haut du CD75, a été créé au moment de sa percée. Il est condamné aujourd’hui pour raison de sécurité (ci-dessous).

   10-04-Colombier17-Pinozant-Fontaine (accès)   10-04-Colombier-Pinozant-source réelle-IMGP2684-(2008-02-27)

L’abri de la fontaine, auquel on accédait par le chemin vicinal au dessus, porte toujours une plaque peu lisible: “Fontaine de Pinozant – propriété Duchampt ” (soit vers 1800). Cet abri permettait d’accéder à la propriété du Colombier par une porte en bois fermée à clé coté propriété, sur laquelle on peut lire des graffitis … centenaires (1909). L’accès à la parcelle est toujours propriété communale. Il se situe Grande rue, en face du nouveau parking de la mairie.

Le petit train d’agrément (vers 1935)

De la cour d’entrée (coté montée du Colombier) jusqu’à une petite gare accolée au pont du Merderet sous la Chardonnière, on pouvait voir un petit train d’agrément, à vapeur, construit pour le docteur Jean Laurent, et destiné aux promenades des propriétaires. Il passait sous la « vraie » voie ferrée de la ligne de Givors. Cette voie ferrée avait une longueur de plusieurs centaines de mètres, avec un embranchement allant jusque sous le viaduc du chemin de fer où avaient lieu des concours de démarrage en côte de locomotives. Plusieurs de ces éléments étaient encore visibles en avril 2011.

 

 

Le circuit des ruisseaux

Plan du circuit des deux ruisseaux1h45 environ – pas de difficultés mais le sentier peut être boueux et glissant.

Départ du fort du Bruissin par « la boucle de l’allée des bois du Bruissin » (poteau signalétique « Fort du Bruissin 310m » sur le tertre en face de la passerelle).Partir dans la direction indiquée et tourner à droite en arrivant sur le chemin après la chicane puis tourner encore à droite pour prendre le sentier qui fait le tour du fort. A l’angle de la maison, on peut voir à gauche la borne 9. A droite, un panneau vous invite à avancer sur le belvédère qui permet d’observer les fossés et la caponnière est. Quelques pas plus loin on trouve la borne 11, puis à 100m encore un petit panneau signalant la caponnière des fossés ouest. Passé ce panneau, descendre à travers bois pour rejoindre le chemin de la source. Une sente bien tracée part à gauche à 30m après le panneau. En bas, suivre à droite le chemin qui longe le ruisseau de Chêne. A 600m environ, vous trouverez de nouveaux poteaux signalétiques et un carrefour de chemins. Vous êtes au confluent des 2 ruisseaux de Chêne et de l’Yzeron. 2 possibilités s’offrent alors à vous:

- la version « courte » en remontant vers le Findez (passage devant le centre équestre) et retour au fort.

- la version plus longue mais plus agréable pour rejoindre « Grand Moulin » en suivant l’Yzeron en passant par la platte du Martoret. Suivre « Gde Levée » droit devant. Après 400m, arrivée sur le « chemin de la levée » qui relie Findez à Craponne. Panneau « Grande Levée 243m ». C’était l’emplacement du barrage alimentant le moulin. Descendre à gauche jusqu’au petit pont, le traverser et tourner à droite pour emprunter le sentier qui longe l’Yzeron, rive gauche. Il n’y a pas d’indications au départ de ce sentier.

A mi-parcours (500m environ) vous trouverez la platte de Martoret (récemment rénovée) qui témoigne de l’ancienne activité des blanchisseurs. Ce sentier nature débouche sur le chemin de « Grand moulin », route goudronnée qui relie Craponne à Francheville Bruissin. Prendre à droite et traverser le pont. Le « Grand moulin » déjà cité en 1450 est à votre droite (alt. 230m). Il cesse son activité en 1905, la roue et les mécanismes sont démontés. Devenus pour un temps ferme-auberge, les bâtiments tombent à l’abandon après la 2ème Guerre mondiale et sont acquis en 1993 par la Communauté urbaine de Lyon. Seule la partie correspondant à la ferme a été restaurée, procurant ainsi 350m2 de locaux au Centre d’initiation à la nature. Jusqu’en 2011 on y trouvait un centre de soins pour oiseaux sauvages du Lyonnais. A ce jour, pour remonter au fort, il n’y a pas d’autre alternative que la route … peu pratique pour les piétons. Remarquer à droite la borne 22 du carrefour de Findez (pour plus d’informations sur la borne, se reporter au circuit « des guidons »).