Archives pour la catégorie Les édifices religieux

Chapelle de BEL AIR

La chapelle de Bel-Air dans son environnement (30 mai 2006)

 en arrière plan les immeubles « Le col de la Luère »

Le 3 avril 1958 Marie Jean Olivier Léon Boisson de Chazournes cède à l’Association Diocésaine de Lyon un petit tènement d’immeubles situé à Francheville (Rhône), aux termes d’un acte dont les principaux paragraphes sont reproduits ci-après :

« …Un petit tènement d’immeubles situé à FRANCHEVILLE (Rhône) en façade sur le chemin rural n°25… Ce tènement d’immeubles comprend une parcelle de terrain d’une superficie totale de 4 400 m2 et divers bâtiments d’habitation et d’exploitation . Ce tènement d’immeubles est confiné … à l’ouest par propriété à l’Union des Coopératives d’élevage Alpes Rhône et à la Coopérative de la Production laitière du Bassin Lyonnais, autrefois, M. Boisson de Chazournes, donateur. Il est expressément convenu à cet égard entre les parties ce qui suit :

….Mgr DUPUY, au nom de l’Association Diocésaine prend l’engagement de conserver en nature le tènement d’immeubles ainsi donnés et de l’affecter en totalité à la création d’un centre du Culte Catholique devant former soit l’annexe de la paroisse actuelle de Francheville le Haut, soit une paroisse nouvelle, et par suite à l’aménagement ou à la construction d’une église ou d’une chapelle, de bâtiments pour salle de catéchisme et d’enseignement de la religion catholique, et pour le logement des desservants du Culte Catholique en ce lieu et de leurs auxiliaires laïques. »

04-05-Chapelle de BelAir03-(2006-05-30) modif

Sur le site internet de l’Association « L’Essor de Bel-Air » www.essor-bel-air.asso.fr on relève: « En 1960, le Père Bouchard, prêtre de la paroisse de St Roch, constate l’isolement des habitants du quartier de Bel-Air, à Francheville. A cette époque, les résidences et immeubles que nous connaissons aujourd’hui ne sont pas construits et le quartier ne bénéficie pas encore d’une école, d’une crèche, d’une maison de quartier, d’une pharmacie, d’un docteur. Les habitants de Bel-Air doivent donc systématiquement se déplacer pour leur travail mais également pour l’école et les loisirs. Le Père Bouchard les incite donc à créer une Association et le docteur de Chazournes leur donne généreusement le terrain sur lequel l’ « Essor de Bel-Air » est actuellement implanté. A sa fondation le 4 mai 1960 cette Association se donne un double but:

– Créer un lieu de culte sur le quartier de Bel-Air

- Offrir la possibilité de pratiquer des « loisirs sains et éducatifs »

La chapelle de Saint Priest

Chapelle dite StPriest 2

On ne connaît pas la localisation exacte de la chapelle initiale dite « chapelle de St Priest » détruite au début du 16ème siècle. On pense qu’elle devait être sur la rive droite de l’ Yzeron en aval de l’ancien pont que l’on distingue sur la gravure. De nombreuses questions se posent sur l’existence de cette ancienne chapelle et sur la destination exacte de celle que les Franchevillois ont connue jusqu’en 1971, date approchée de sa démolition.

Son  existence est attestée par le testament de Pierre Coiffet prêtre habitant Francheville, daté du 9 août 1520, qui élit sa sépulture « dans la chapelle de Saint Priest fondée et édifiée au cimetière de Francheville».  Cet édifice étonnant, des XIVe-XVe siècles, adossé à un ensemble de constructions, a été démoli entre 1970 et 1971. On pouvait encore y lire la date de 1506 sur un bénitier et une niche.

Il se présentait comme une tour de plan carré arasée et couverte d’un pan de toit, éclairée à l’est par un grand fenestrage gothique à remplages et à l’étage supérieur, sur au moins trois côtés, par trois ouvertures longilignes séparées par des piliers. Il s’agissait de la chapelle d’un domaine ayant appartenu à Laurent Debourg, conseiller en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, puis en 1680 à Pierre Pichon, bourgeois lyonnais : « un grand tènement consistant en maisons haultes moyennes et basses, chambres, greniers, caves, selliers, establages, grange, cour et jardin au coin duquel, du costé de matin il y a une chappelle et collombier le tout clos de muraille. »

Une dizaine de fragments de l’ogive centrale ont été recueillis par notre association vers 1990 dans le jardin de l’ancienne mairie où ils avaient été entreposés. Ils sont aujourd’hui conservés à la chapelle des Trois Oranges

04-02-St Priest-vestige2-(2006-11-20)

 

La chapelle des 3 oranges

04-03-Chapelle des 3 oranges0-ca1985-1

La chapelle des 3 oranges avant la construction du parking dit « des 3 oranges » vers 1985

Elle est située place du Chater sur le parking des «Trois oranges», appellation  proposée en 1986 par les enfants des écoles maternelles et entérinée par le Conseil municipal, en souvenir d’une fresque murale illustrant un conte d’enfants. Cette chapelle est datée des XVIIe-XVIIIe siècles. En 1786, elle faisait partie d’un domaine appartenant à Lucie Jomard, veuve de Bernard Corrèze. Propriété de la commune, elle occupe la totalité d’une parcelle numérotée 80 au cadastre en (50 m2 environ), au sud du parking.

« De plan presque carré, elle est construite en maçonnerie de pierre enduite et coiffée d’un toit à quatre pans couvert de tuiles rondes; l’arc cintré de la porte d’entrée, à l’ouest, est orné d’un entablement mouluré et surmonté d’une niche en plein cintre, le tout en pierre jaune » .

04-03-Chapelle des 3 oranges2-(2006-11-20)

La chapelle en 2006 – Cette photo de l’association est extraite de l’ouvrage « Chapelles de communes du Rhône, 2007, « Préinventaire des monuments et richesses artistiques » p. 104

LA CHAPELLE DE BEL-AIR

La chapelle de Bel-Air dans son environnement (30 mai 2006)    en arrière plan les immeubles « Le col de la Luère »

Le 3 avril 1958 Marie Jean Olivier Léon Boisson de Chazournes cède à l’association Diocésaine de Lyon un petit tènement d’immeubles situé à Francheville (Rhône), aux termes d’un acte dont les principaux paragraphes sont reproduits ci-après : « …Un petit tènement d’immeubles situé à FRANCHEVILLE (Rhône) en façade sur le chemin rural n°25… Ce tènement d’immeubles comprend une parcelle de terrain d’une superficie totale de 4 400 m2 et divers bâtiments d’habitation et d’exploitation . Ce tènement d’immeubles est confiné … à l’ouest par propriété à l’Union des Coopératives d’élevage Alpes Rhône et à la Coopérative de la Production laitière du Bassin Lyonnais, autrefois, M. Boisson de Chazournes, donateur. Il est expressément convenu à cet égard entre les parties ce qui suit : ….Mgr DUPUY, au nom de l’Association Diocésaine prend l’engagement de conserver en nature le tènement d’immeubles ainsi donnés et de l’affecter en totalité à la création d’un centre du Culte Catholique devant former soit l’annexe de la paroisse actuelle de Francheville le Haut, soit une paroisse nouvelle, et par suite à l’aménagement ou à la construction d’une église ou d’une chapelle, de bâtiments pour salle de catéchisme et d’enseignement de la religion catholique, et pour le logement des desservants du Culte Catholique en ce lieu et de leurs auxiliaires laïques. »

04-05-Chapelle de BelAir03-(2006-05-30) modif

Sur le site internet de l’Association « L’Essor de Bel-Air » www.essor-bel-air.asso.fr on relève: « En 1960, le Père Bouchard, prêtre de la paroisse de St Roch, constate l’isolement des habitants du quartier de Bel-Air, à Francheville. A cette époque, les résidences et immeubles que nous connaissons aujourd’hui ne sont pas construits et le quartier ne bénéficie pas encore d’une école, d’une crèche, d’une maison de quartier, d’une pharmacie, d’un docteur. Les habitants de Bel-Air doivent donc systématiquement se déplacer pour leur travail mais également pour l’école et les loisirs. Le Père Bouchard les incite donc à créer une Association et le docteur de Chazournes leur donne généreusement le terrain sur lequel l’Essor Bel-Air est actuellement implantée. Le 4 mai 1960, l’Association « Essor de Bel-Air » est fondée, en se donnant un double but: – Créer un lieu de culte sur le quartier de Bel-Air

SAINT MAURICE

 04-04-St Maurice03-(ca1980)  vers 1980- Eglise saint Maurice sur une avenue du Chater … bien calme
Jusqu’au milieu du XIXème siècle, il n’y avait pas d’église à Francheville le Bas, et les Franchevillois allaient à pied à Francheville le Haut pour la messe de 6 heures, par  » une route à lacets et d’une raideur peu commune (qui) relie péniblement les deux sections du village.  » Un lieu de prière s’avérait nécessaire, et à l’initiative de monsieur Reyre, une église a été construite sur un terrain de monsieur Phélypeau après une souscription auprès des paroissiens.
Dès le XVIIème siècle , des dissentiments d’intérêt s’étaient élevés entre les deux groupes de la colline et de la plaine ; mais ils avaient été réglés pacifiquement. Il n’en fut pas de même en 1860 où ils s’envenimèrent pour une question d’omnibus, dont les places se remplissaient dans le village de la hauteur, bien qu’elles aient été retenues auparavant par ceux de la plaine. Une dernière liste de souscriptions fut lancée en 1865, mais le premier curé, l’abbé Colassot, ne fut nommé desservant qu’en 1868 seulement aux frais des habitants. En reconnaissant cette nomination, on choisit pour patron de la nouvelle église Saint Maurice qui était celui du cardinal de Bonald.
L’église -architecte Chenavard- enfin autorisée par le Cardinal Maurice de Bonald, est consacrée le 18 janvier 1868 sous le vocable de … Saint Maurice.
 04-04-StMaurice-Bénédiction-(1868-01-18)- détail
 Retranscription littérale des archives de l’église:
en marge: »Bénédiction de l’église de Francheville »
L’an        1868                                  Janvier-Février
L’an mil huit cent soixante huit et le dix huit janvier
nous soussigne curé de St Just (Lyon; avons en vertu d’une délégation episcopale, béni la nouvelle eglise de Francheville sous le vocable 
de St Maurice. La ceremonie a été faite en présence de Mr Colassot
curé de la nouvelle paroisse et de Mr Bourdelin vicaire à St Just
lesquels ont signé avec nous. 
 04-04-St Maurice05-(2007)
S’ Maurice – Mai 2008

SAINT ROCH

2002 – Vue du carrefour montée des Roches-chemin de la Chardonnière
EGLISE SAINT ROCH
Plus ancien vocable connu:
NOTRE DAME, actuellement SAINT ROCH
St Roch – avril 1982  Le chœur en août 2011
 
 04-01-Eglise St Roch-IMGP0059-(1982-04).  04-01-Eglise St Roch-Inauguration de la nef 3-(2006-02-05)
 Aucun des rares documents consultables ne permet de dater avec certitude la construction de l’église (11 ou 12ème siècle?). L’architecture laisse apparaître dans le chœur actuel un appareil de pierres avec voûtes d’arêtes prenant naissance sur des arcs de décharge

1228 - La première mention de l’église date de 1228 « ECCLESIE DE FRANCHAVILLA » (AD69). Elle devait être située à l’emplacement ou aux abords de l’église actuelle et du cimetière  

1456 – L’église paroissiale est clairement indiquée en 1456 sur un terrier du chapitre SAINT JUST (monographie manuscrite complète de la paroisse et commune rurale de Francheville de Paul RICHARD).

 StRoch au 15ème siècle PF300  L’église paroissiale (en pierre) n’était alors  constituée que du choeur et de la sacristie actuels

 

2014

 04-01-St Roch -vue en plan -(2012)  04-01-St Roch-(1989)
04-01-St Roch-combles-surélévation 1846                        L’agrandissement de la nef date de 1846, accompagné d’une surélévation de toiture (voir plan ci-dessus) que l’on discerne fort bien dans les combles du clocher

Les 11 objets patrimoniaux de l’église  

(4 classés et 7 inscrits aux monuments historiques)

On en trouvera le détail dans la rubrique « synthèse patrimoniale ». Citons: Les fonts baptismaux à godrons, le Christ en croix, les statues de Saint Roch, Saint Joseph, la Sainte Vierge, la copie du tableau de Van Loo, le tabernacle monolithe de Vidilli et le meuble de sacristie et 3 objets de culte, une boîte à hostie, un calice et sa patène, et un ciboire.

 14-objet inscrit-Baptistère ST ROCH 14-objet inscrit-Christ-(2010-10-11)  04-01-St Roch3-(2012-01-05) 04-01-St Roch-Joseph-(2010-10-11) Vierge-2010-10-11-IMGP3836 modif  04-01-St Roch-adoration des bergers-vanloo 04-01-St Roch-Vidilli-ST ROCH 004-(2010-10-10)
 04-01-objets de culte08-calice-patène  04-01-objets de culte02-boite à hostie 04-01-objets de culte24-Ciboire inscrit

 

 IMGP3823 pierre de Pasacasius basdef  On ajoutera à cette liste la pierre tombale de Pascasius, découverte en 1915, lors de terrassements pour la construction de la cure actuelle. Cette pierre tombale datée de 535 après J.C. est visible à l’intérieur de l’église, encastrée dans le pilier droit de la nef

 

 04-01-Eglise St Roch-IMGP0059-(2010-11-10)
 Saint Roch avec le nouveau mail – 10 novembre 2010