Archives pour la catégorie Patrimoine culturel

OBJETS INSCRITS à l’Inventaire départemental

Outre le Vieux château classé comme monument historique (voir rubrique « Fortification ») et les 4 objets classés (tous visibles dans l’église Saint Roch), on compte 9 objets inscrits à l’inventaire départemental, 7 à l’église St Roch, et 2 à l’Hôtel de ville.

 Saint Roch

 Saint Joseph (IN 06-06-1977), 1ère moitié du 19ème siècle, en tilleul (?), hauteur 1,05m. La saint debout est vêtu d’une tunique et d’un manteau. La main gauche est posée sur poitrine, la droite tenait un attribut qui a disparu.

Le Christ en croix (IN 06-06-1977): pas de description ni de dimensions.

La Vierge à l’enfant (IN 18-08-1978), 17ème siècle, en tilleul, hauteur 0,98m. La Vierge, vêtue d’un long manteau, tient l’enfant sur son bras gauche. L’enfant, qui porte une tunique, esquisse une bénédiction. Il est mentionné que cette Vierge rappelle la Vierge de la collégiale de Beaujeu « conservée » (?) au musée des Beaux-Arts de Lyon (nous n’avons pas pu obtenir confirmation de cette information).

14-objet inscrit-Baptistère ST ROCH Fonts baptismaux (marbre) (IN 06-06-1977), des 17ème-18ème siècles. Cuve ornée de 16 godrons. Le grand axe, le petit axe et l’épaisseur sont respectivement de  98, 77, et 25cm.

 04-01-objets de culte08-calice-patène  04-01-objets de culte02-boite à hostie  04-01-objets de culte24-Ciboire inscrit

De gauche à droite:

Calice et patène (IN 16-02-1983): 19 cm, le décor du calice est ciselé, base polylobée, décor de fleurettes et de feuillages, style de Bossan, le décor de la coupe est identique. IHS surmonté d’une croix sur la patène. Poinçons, tête de Minerve et FF entourant un soleil pour Favier frères.

Boîte à hostie (IN 16-02-1983): 12,5 cm,  en argent avec couvercle chevillé, poinçons J.B. Peters. Datée du 18ème siècle. Le décor est gravé à la roulette. Les motifs sont dits « grecques » à la base de la boîte et du couvercle. El la partie centrale de la boîte, un ovale fleuronné décoré de méandres.

Ciboire (IN 16-02-1983): 26 cm, décor gravé de fleurettes et épis qui se retrouvent au nœud, sur la coupe et sur le couvercle; ce dernier est surmonté d’une croix.

Hôtel de Ville

 05-02-HdV- Buste de Cicéron1-1       05-02-HdV- Médaillon Ruolz-1845-recto 

Le buste de Cicéron (IN 16-02-1983): buste en marbre blanc avec un socle en marbre noir veiné, attribué à François Xavier de Ruolz, daté de la fin du 19ème siècle.

Signe particulier: l’oreille droite est recollée.

Hauteur totale: 59 cm

Hauteur et largeur du buste: respectivement 47 et 37 cm.

Le médaillon de Ruolz (IN-23-02-1995): Médaillon en marbre blanc d’un diamètre de 19cm avec un cadre en noyer. Il représente François-Xavier de Ruolz (maire de Francheville de 1807 à 1828). Daté de 1845, il possède une signature sous le cou: CUBIZOLE.LVGD (Jean Antoine Cubizole élève de Ruolz (1811-1877).

 

Meuble de sacristie (église St Roch)

04-01-St Roch-Sacristie-crédence centre

La sacristie est l’annexe d’une église où l’on conserve les vases sacrés et les ornements d’église, où les prêtres se préparent pour célébrer le service divin.

Outre la superbe crédence en bois fruitier taillé (ci-dessus), cette sacristie comporte également des placards en chêne (fin du 17ème siècle) qui servaient autrefois de confessionnaux « où l’on entendait les femmes sourdes » (visite paroissiale du Cardinal de Bonald, archevêque de Lyon. le 18 avril 1849).

04-01-St Roch-sacristie-DSCN1653-(2004-05-19)

Monolithe de Vidilli (église St Roch)

 

 04-01-St Roch-Vidilli-IMGP3835-(2010-10-10)  04-01-St Roch-Vidilli-ST ROCH 039-(2010-10-10)

Ce « tabernacle » (?) daté du 2ème quart du 16ème siècle, est en pierre sculptée de 1,25m de haut et O,5m de large. D’après Gabriel Richard qui avait publié en 1967 l’ouvrage « Francheville, un pays qui vient de loin » (p85), il aurait été offert part Hugo Vidilli notaire royal lors de son mariage avec Catherine Croppet de Varissan et de leur accession à la seigneurie de Francheville.  Cet édicule carré surmonté d’une toiture à quatre pans (percée d’oculi et couverte de tuiles gravées en forme d’écailles), est supporté par des pilastres. Sur la face antérieure, à chaque pilastre, Saint Pierre et Sant Paul. La porte du tabernacle est surmonté d’une niche en coquille avec un ange en prière en bas-relief.

Les piédestaux des statues de St Pierre et St Paul sont constitués des monogrammes d’Hugo Vidilli et de sa femme Catherine Croppet.

04-01-St Roch-Vidilli-IMGP0102-Blasons-(2010-12-09)

 Selon Gabriel Richard, auteur du livre « Francheville, un pays qui vient de loin » (1967 – p84), ce tabernacle aurait été offert par Hugo Vidilli notaire royal lors de son mariage avec Catherine Croppet de Varissan et de leur accession à la seigneurie de Francheville.

 

 

 

Statue de St Roch (église St Roch)

 

Statue de St Roch (MH 22-02-1979)

PM69000194

04-01-St Roch3-(2012-01-05)

Cette statue en bois (tilleul) du 17ème siècle a une hauteur de 1,10m. Son bâton a été refait, sa gourde a la forme d’une calebasse, son chien porte une écuelle.

Elle représente St Roch debout en pèlerin de St Jacques, montrant la plaie sur sa cuisse;  à sa droite un chien lui apporte une écuelle (ou un pain?).

 

L’adoration des bergers (église St Roch)

Attribué parfois à l’atelier du Corrège voire au Corrège lui-même, ce tableau est une copie du 18ème siècle de l’original de Carle Van Loo (1705-1765) conservé au musée des Beaux-Arts de Chartres. Il a été classé le 11 juillet 1978 (PM69000192). Une autre copie de ce tableau existe à Cormeilles en Parisis, classée elle aussi.

La « pierre de Pascasius »

La « pierre de Pascasius »

pierre de Pasacasius (Révillon)

Cette pierre, qui peut être considérée comme faisant partie de l’histoire de Saint Roch, est à ce jour le «vestige» connu le plus ancien de Francheville. Datée de 540 environ, cette pierre laisse supposer l’existence d’une église entourée d’un cimetière dès le 6ème siècle.

Découverte en 1915, lors de terrassements pour la construction de la cure actuelle, le sort réservé à cette pierre tombale jusqu’en 1991 demeure inconnu.  Elle avait pourtant fait l’objet en 1918 d’une communication à l’Académie des inscriptions et belles-lettres de Lyon par Philippe Fabia, correspondant de l’Académie et grand archéologue lyonnais du début du XXe siècle.

 Lors d’une séance de cette Académie, Philippe Fabia commente: «[…] l’épitaphe chrétienne découverte à Francheville-le-Haut, dans les environs de Lyon, en creusant pour les fondations du nouveau presbytère. La tablette de marbre, à face sensiblement trapézoïdale, qui porte l’épitaphe, mesure 0m.33 et 0m.30 en largeur, 0m.22 en hauteur, 0m.035 en épaisseur. La hauteur des lettres varie entre 0m.03 et 0m.015 ».

La plus récente traduction proposée par les spécialistes que nous avons consultés en 2011 est la suivante:

Dans ce tombeau repose/ Pascasius, de bonne mémoire/ qui vécut dans la paix/ cinquante (?) ans et deux mois/  Il mourut le huitième jour des calendes de novembre/ sous le consulat du très illustre Justinus.

pierre de Pascasius (Guérin)

  Ce n’est qu’en 1991, lors du déménagement de la cave de la cure, au départ de Mr le Curé Adenet, qu’elle fut retrouvée par Noël Quiblier, membre de l’Association, empaquetée dans de vieux journaux et prenant le chemin d’une décharge publique.

 Elle est, depuis la dernière restauration de l’église St Roch en 2008, et après avoir fait l’objet d’une protection  particulière spécialement conçue par l’association (2014), encastrée à droite du choeur dans un mur intérieur de l’église.

 02-pierre de Pascasius protégée